Caprese
Tranches de tomate et de mozzarella alternées, feuilles de basilic et filet d'huile d'olive : vert, blanc, rouge, les couleurs du drapeau italien. Née autour de l'île de Capri, c'est l'antipasto estival par excellence.
On vous attend Place des Cardeurs.
13 Place des Cardeurs, 13100 Aix-en-Provence
Déjeuner : 11h30-14h30
Dîner : 18h00-23h00
« Antipasti » veut littéralement dire « avant le repas ». Petit guide du premier acte de la table italienne : ce que le mot signifie, ce qu'on y trouve, et comment composer un beau plateau à partager.

« Antipasti » signifie littéralement « avant le repas » : c'est le premier acte du repas italien, servi avant les pâtes (primo) et le plat principal (secondo). On y trouve des charcuteries, des fromages comme la mozzarella et la burrata, des légumes marinés ou grillés et des bruschettas. Le plus souvent froids, parfois chauds, les antipasti se partagent au centre de la table et accompagnent volontiers l'apéritif italien, l'aperitivo. Comptez trois à cinq bouchées par convive et jouez sur les couleurs et les textures pour un plateau équilibré.
Le mot « antipasti » vient de l'italien anti (« avant ») et pasto (« repas ») : littéralement, ce qui se mange avant le repas. Loin d'être un simple hors-d'œuvre, l'antipasto ouvre officiellement la table italienne. Il donne le ton, met en appétit et installe la convivialité avant que les plats plus consistants n'arrivent.
Dans la séquence classique du repas italien, l'antipasto occupe la toute première place. Il précède le primo (le premier plat, à base de pâtes, de risotto ou de soupe), lui-même suivi du secondo (le plat principal de viande ou de poisson), accompagné parfois d'un contorno (l'accompagnement de légumes), avant le dolce (le dessert). L'antipasto n'est donc pas l'entrée telle qu'on l'entend en France : c'est un service à part entière, pensé pour éveiller le palais.
Cette place inaugurale explique tout le soin qu'on lui accorde en Italie. Un bel antipasto se compose comme un tableau : quelques produits simples, choisis pour leur fraîcheur, mis en valeur par un filet d'huile d'olive, une pincée de sel et un peu de basilic. La logique n'est pas l'abondance mais la justesse — on ouvre le repas, on ne le termine pas. C'est aussi un moment social : les assiettes arrivent au centre, on se sert, on discute, la table se met à vivre.
On confond souvent l'antipasto avec l'entrée française ou avec l'apéritif. Les trois se ressemblent, mais leur rôle diffère. L'entrée française est un plat individuel, servi assis, qui inaugure un repas structuré en trois temps (entrée, plat, dessert). L'antipasto, lui, se partage : on pose les assiettes au centre de la table et chacun se sert à sa guise.
L'apéritif — l'aperitivo en Italie — est encore autre chose. C'est un moment de transition, souvent debout ou au comptoir, où l'on grignote quelques bouchées en buvant un verre avant de passer à table. L'antipasto peut accompagner l'aperitivo, mais il appartient déjà au repas : il en est le premier service. En somme, l'aperitivo prépare l'appétit, l'antipasto ouvre le repas, l'entrée le structure.
Dans une trattoria, la frontière reste souple et conviviale. Un plateau d'antipasti misti (« antipasti mélangés ») peut très bien servir d'aperitivo prolongé, puis glisser vers le premier plat sans qu'on s'en rende compte. C'est tout l'esprit italien : le repas n'est pas une succession rigide, c'est un fil qui se déroule autour de la table, au rythme des conversations.

Il n'existe pas un antipasto unique mais une famille entière de préparations, qui varie selon les régions et les saisons. Quatre grandes familles reviennent presque toujours sur un plateau d'antipasti à l'italienne.
Jambon cru (prosciutto), coppa, bresaola, salami, mortadelle : les salumi sont le cœur salé de l'antipasto. Tranchés très finement, ils se dégustent tels quels ou enroulés autour d'un gressin. Le prosciutto di Parma ou di San Daniele, fondant et légèrement sucré, reste la référence. On les associe volontiers à un fruit — melon, figue — pour un contraste sucré-salé typiquement estival.
Côté fromages, la mozzarella di bufala et la burrata règnent sur les antipasti. La mozzarella, souple et laiteuse, se marie à la tomate et au basilic dans la célèbre caprese. La burrata va plus loin : sous sa fine enveloppe se cache un cœur crémeux de stracciatella qui coule à la découpe. On ajoute parfois du parmesan en copeaux, du pecorino ou un peu de gorgonzola pour varier les intensités. Pour aller plus loin sur ce sujet, découvrez notre comparatif entre burrata et mozzarella.
Les légumes apportent fraîcheur et couleur : poivrons marinés, aubergines grillées à l'huile d'olive, courgettes, artichauts (carciofini), tomates séchées, olives et antipasti de la mer (poulpe, anchois marinés). Grillés puis relevés d'ail, de persil et d'un trait de vinaigre, ils équilibrent le gras des charcuteries et allègent l'ensemble.
Enfin, le pain tient un rôle central. La bruschetta — une tranche de pain grillée frottée d'ail et garnie de tomates fraîches, d'huile d'olive et de basilic — est l'antipasto le plus connu hors d'Italie. La focaccia moelleuse, parfois parfumée au romarin, accompagne charcuteries et fromages. Ce sont eux qui font le lien entre tous les éléments du plateau.
La grande majorité des antipasti se servent froids ou à température ambiante : charcuteries, fromages, légumes marinés, caprese. C'est logique, puisqu'ils doivent être prêts dès que la table s'installe, sans mobiliser la cuisine au moment où l'on passe aux plats chauds.
Mais l'antipasto peut aussi être chaud. On pense aux arancini (boulettes de riz frites), aux supplì romains, aux légumes gratinés, aux moules ou palourdes, à la mozzarella in carrozza (panée et frite) ou à une bruschetta tiède. Dans un repas soigné, on alterne souvent un antipasto froid et un antipasto chaud pour varier les plaisirs. La règle n'est pas figée : froid ou chaud, l'essentiel est que l'antipasto reste léger et donne envie de la suite.
Chaque région d'Italie a ses antipasti signatures. Voici quelques incontournables que l'on retrouve sur les tables italiennes, du nord au sud de la péninsule, pour s'y retrouver sur une carte ou s'inspirer à la maison.
Tranches de tomate et de mozzarella alternées, feuilles de basilic et filet d'huile d'olive : vert, blanc, rouge, les couleurs du drapeau italien. Née autour de l'île de Capri, c'est l'antipasto estival par excellence.
Fines tranches de veau cuit servies froides, nappées d'une sauce onctueuse au thon, aux câpres et aux anchois. Un classique du nord de l'Italie qui surprend souvent par son accord terre-mer.
Bœuf cru tranché très finement, relevé d'huile d'olive, de citron et de copeaux de parmesan, parfois de roquette. Né à Venise, il a depuis été décliné avec du poisson ou des légumes.
Aubergines frites mijotées avec céleri, oignons, câpres et olives dans une sauce aigre-douce. Servie à température ambiante, elle est encore meilleure le lendemain.
Petites tranches de pain grillé tartinées d'une préparation aux foies de volaille, parfumée aux câpres et aux anchois. Les cousins toscans de la bruschetta, servis en début de repas.
Le jambon cru enroulé autour d'une tranche de melon bien mûr : l'accord sucré-salé le plus simple et le plus populaire de l'été italien, souvent décliné avec des figues fraîches.
Envie de passer de la théorie à la dégustation ? Découvrez nos antipasti italiens à Aix-en-Provence, préparés maison et servis à partager, Place des Cardeurs.
Si comincia così
Place des Cardeurs, en salle ou en terrasse : les antipasti arrivent d'abord, à partager, et donnent le ton du repas.
Composer un beau plateau d'antipasti tient plus de l'équilibre que de l'accumulation. Le principe : réunir des textures et des saveurs qui se répondent. Un élément fondant (burrata, mozzarella), un élément salé et fin (charcuterie), un élément acidulé ou végétal (légumes marinés, tomates), un élément croquant (gressins, pain grillé, olives).
Le regard compte autant que le goût. On joue sur les couleurs — le rouge des tomates, le vert du basilic et des courgettes, le blanc crémeux des fromages, le rosé des charcuteries — pour un plateau appétissant. On dispose les éléments par petits tas généreux plutôt qu'alignés, on ajoute un filet d'huile d'olive de qualité, quelques feuilles de basilic, et l'on sert le pain à part, encore tiède.

Petite subtilité de langue : « antipasto » est le singulier, « antipasti » le pluriel. On parle d'un antipasto quand on désigne une préparation précise (un antipasto de burrata, par exemple) et des antipasti quand on évoque l'assortiment servi en début de repas. L'expression « antipasti misti » désigne d'ailleurs un plateau composé de plusieurs antipasti à partager. En français courant, on emploie presque toujours le pluriel « antipasti », devenu un mot à part entière sur les cartes des restaurants italiens.
Tout dépend du rôle qu'on donne à l'antipasto. S'il ouvre un repas complet suivi de pâtes et d'un plat, comptez trois à cinq bouchées par convive : quelques tranches de charcuterie, un morceau de fromage, deux ou trois légumes, un peu de pain. L'idée est de mettre en appétit sans couper la faim.
Si le plateau d'antipasti devient le cœur du repas — un apéritif dînatoire, un grand plateau à partager — prévoyez plus large, cinq à huit pièces par personne, en multipliant les familles. Dans tous les cas, mieux vaut une belle variété en quantités raisonnables qu'une montagne d'un seul produit : c'est la diversité qui fait la fête.
Chez Di Micheli, trattoria familiale de la Place des Cardeurs, les antipasti ouvrent le repas comme il se doit dans la tradition italienne. Burrata crémeuse, mozzarella di bufala, charcuteries italiennes, polpette : nos entrées à partager sont préparées à partir de produits frais, dans le même esprit que le reste de notre cuisine. Posées au centre de la table, elles se dégustent à plusieurs et donnent le ton d'un moment convivial.
En salle comme en terrasse, au cœur du vieil Aix, nos antipasti précèdent la pizza napolitaine et les pâtes fraîches. Une carte volontairement resserrée nous permet de garantir la fraîcheur à chaque service. Pour découvrir nos entrées à l'italienne, parcourez la carte ou réservez une table : le repas commence toujours au centre de la table.

Pour passer de la théorie à l'assiette, voici les antipasti de notre carte, rangés selon les familles décrites plus haut. De quoi composer votre propre plateau à partager, au centre de la table.
« Antipasti » signifie « avant le repas » en italien. Ce sont les entrées italiennes à partager servies au tout début du repas, avant les pâtes et le plat principal : charcuteries, fromages, légumes marinés et bruschettas.
Le plus souvent froids ou à température ambiante (charcuteries, fromages, légumes marinés). Certains antipasti sont chauds, comme les arancini, la mozzarella panée ou une bruschetta tiède. On alterne volontiers les deux.
« Antipasto » est le singulier, « antipasti » le pluriel. On parle d'un antipasto pour une préparation, d'antipasti pour l'assortiment servi en entrée.
Non. L'aperitivo est un moment de grignotage avec un verre avant de passer à table ; l'antipasto est déjà le premier service du repas. L'antipasto peut toutefois accompagner l'apéritif.
Parmi les grands classiques : la caprese (tomate, mozzarella, basilic), le vitello tonnato piémontais, le carpaccio vénitien, la caponata sicilienne, les crostini toscans, le prosciutto e melone, sans oublier la bruschetta et les arancini.
Trois à cinq bouchées par convive si l'antipasto ouvre un repas complet ; cinq à huit s'il devient le cœur d'un apéritif dînatoire à partager.
L'entrée française est un plat individuel servi assis ; l'antipasto italien se partage au centre de la table et fait partie d'une séquence en plusieurs services (antipasto, primo, secondo, dolce).
Notre carte réunit des fromages (burrata, truffle burrata, mozzarella di bufala campana), des charcuteries italiennes (prosciutto crudo, mortadella pistachée, carpaccio de bresaola, plateau misto salumi pour 2 à 3 personnes), un antipasto chaud, les polpette, et le golden bread, notre pain maison cuit au four napolitain.
Chez Di Micheli, 13 Place des Cardeurs, 13100 Aix-en-Provence, en plein centre piéton. Nos antipasti faits maison se dégustent en salle comme en terrasse, midi et soir.
Retrouvez nos entrées à l'italienne et poursuivez avec les autres guides de la trattoria.
Découvrez nos antipasti italiens Aix-en-Provence, faits maison et servis à partager, Place des Cardeurs.
Commencez votre repas italien comme il se doit : des antipasti à partager, Place des Cardeurs, à Aix-en-Provence.